NY c’est le pied ! s’exclame un des personnages du dernier roman de Paul Auster,  et quand on demande à son héros pourquoi New York sa réponse est
Densité, immensité, complexité. 
 

Peu de ville, occupent une place dans notre imaginaire, comme New York.
…Que l'on aime ou que l'on déteste Manhattan, ce gigantesque espace urbain est le cadre, et souvent même le sujet d'une part importante de la littérature.
Imaginez-vous chez votre libraire en train de farfouiller parmi les livres, imaginez maintenant que dans la section littérature américaine, vous tombiez sur un étagère  spécial New York ou sont regroupé tous les livres des écrivains qui ont écrit sur Manhattan.


 Que pourrions trouver ?
Certainement  Edith Wharton  John Dos Passos  Paul Auster  Francis Scott Fitzgerald
 mais également Ralph Ellison,  Truman Capote, James Baldwin,  Siri Husvedt, Marissa Pessl, Jay Mc Innerney, Hubert Selby jr

Examinons  tous ces bouquins de plus prés

 
Chapitre 1  /   Henry James et Edith Wharton


 


Chapitre 2 / sur le roman de John Dos passos
Manhattan Transfert.



https://youtu.be/wqQpu_-AE_U


 

Chapitre 3 /  Truman Capote / et son Petit déjeuner chez Tiffany


                              https://youtu.be/mA7oQzoT3SY

Truman capote a eu une vie familiale orageuse, ce frêle jeune homme publie de nouvelles dès l'âge de 19 ans.
 
Son style poétique qui foisonne de descriptions très précises, ses personnages attachants, sont vite appréciés du public, et  en 1944 huit il  publie  Les domaines hantés qui est d'emblée un succès littéraire. Truman Capote , observe et s’inspire des gens qu’il rencontre, et en 1958 il écrit un bref roman de 120 pages Petit déjeuner chez Tiffany, où l'on découvre une jeune femme anticonformiste et déroutante.  Holly est un petit écureuil asocial qui bondit dans la vie du narrateur avec ses lunettes noires et ses nombreux amants. Son image est définitivement associé à Audrey Hepburn qui en a fait une composition très attachante
En fait, on reconnaît  Truman capote bien plus dans le parcours désespéré de cette créature blessée, que dans celui du jeune homme amoureux, un peu trop classique
 
Dès qu'elle vit la lettre, elle loucha et ses lèvres se tordirent en un dur petit sourire qui la vieillit terriblement. "Chéri, me dit-elle, peux-tu atteindre le tiroir là-bas, et me donner mon sac ? Une fille bien ne lit pas ce genre de lettres sans se mettre du rouge aux lèvres."
 

Chapitre 4 /  sur Harlem, et sur deux voix R Ellison et J Baldwin.




https://youtu.be/vyVv84otx0w

HARLEM, la capitale noire du monde , elle est directement  liée à l’œuvre de certains écrivains qui y ont vécu, et avec elle,  ont enrichi et embelli la littérature américaine. Arrêtons nous sur deux de ces  voix noires.
 Ralph Ellison est l'auteur d'un seul roman
Homme invisible pour qui chantes tu ?, Publié en 1952 il a d’emblée été considéré comme un des grands romans américains.
 L'homme invisible, c'est l'homme noir qui ne parvient pas à trouver sa place dans la société américaine, celui que l'on ne peut pas voir, celui qui ne compte pas.
Le héros narrateur est un jeune noir du sud des États-Unis dont on ne connaît ni le nom ni l'apparence, et qui subit à Harlem une succession d'épreuves, depuis son entrée à l'université, jusqu'à son intégration dans les milieux activistes noirs, en passant par de nombreux petits boulots qu'on lui propose à New York.
 
Je mordis une bouchée; je la trouvai aussi sucrée et chaude que les meilleures ignames de mon enfance; et une vague de mal du pays s'abattit sur moi avec une telle force que je dus me détourner pour me maîtriser. Je marchai sans but en mâchonnant mon igname, débordant d'un profond sentiments de liberté, tout aussi soudain, simplement parce que je mangeais en déambulant dans la rue. Cela m'emportait dans un tourbillon de joie.
 
Son parcours est une suite de situations absurdes décrites avec un style et un humour très particulier. Il a l'illusion à chaque fois de pouvoir participer à l'évolution de la société américaine, mais redevient à la fin l'homme invisible qu'il a toujours été. Personnage brillant, orateur de talent, charismatique, il se rend progressivement compte qu'aucunes de ses dispositions, qu'aucun de ses talents, ne sera jamais jugé à sa vraie mesure tant lui-même est invisible dans un pays qui lui refuse sa place. Le Noir est translucide malgré lui.
 Ralph Ellison est mort en 1994. Il travaillait à son second livre.

James BALDWIN Cet intellectuel, plus brillant comme essayiste que comme romancier s’est investi dans le but de refaire le monde. Il a réfléchi à ce qu’est un homme noir.   « Que veulent les noirs ?, il m’est arrivé d’entendre des questions stupides, mais celle là est certainement la plus stupide. »
 Il n’y a aucune accusation chez lui , il y a la colère, il nous parle de son expérience intime, il décrit les choses que l’on ne veut pas voir, celles qui sont insignifiantes pour la majorité mais deviennent une aventure si vous faites partie d’une minorité. Par exemple être le seul noir ou le seul gay dans une rame de métro. Il clame que, en déniant l’identité des noirs, les blancs dénient leur propre identité, car celle ci est toujours en miroir.
« Tu seras détruit le jour ou tu croiras vraiment être ce que les blancs appellent un nègre. Saches d’ou tu viens et tu n’auras plus de limite, et tu sauras ou aller.
 En 1953, son premier roman La conversion (Go tell in the montain) est partiellement autobiographique. Baldwin nous y parle de son enfance, période ou il va entrer en religion comme plus tard il entrera en littérature. Fasciné par le rituel religieux, il le rejettera ensuite, révulsé par son mensonge.
C’est dans Harlem quartet  qu’il mérite surtout son surnom de Henry James de Harlem.
 Baldwin est à mi chemin entre Malcom X et Martin  Luther King, sa connaissance des deux lui permet de faire le lien entre l’intégrationisme et le nationalisme noir. Clairement tiers-mondiste et anti guerre, il va ensuite fuir les Etats Unis et se réfugier en France comme Richard Whrigt
 Dans la culpabilité d’avoir abandonné ses frères il va écrire en  1953
 La chambre de Giovanni Ou il aborde le sujet de l’homosexualité. James Baldwin va décéder en 1987 à St Paul de Vence, depuis, il ne cesse d’être réactualisé tant son témoignage reste présent dans la pensée moderne et l’histoire du monde.
 
 Ce que nous disent Baldwin et Elllison sur la place que l’on laisse à l’autre et les conséquences sur notre propre identité sont plus que jamais d’actualité
 
 Et nous aider à faire un monde meilleur

 

Chapitre  5 /  Le drame du  11 septembre.
 

Les événements politiques marquent toujours la littérature d'un pays, la chute des deux tours a donné lieu à un certain nombre de romans qui illustrent le stress sur la population de Manhattan les jours suivant le  11 septembre, arrétons nous sur trois auteurs. Jay Mac Innerney, Jonathan Safran Foer, Don De lillo.

 VIDEO EN PREPARATAION

 



Chapitre 6   sur Paul Auster







 



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